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Actualités de l’école :

Actualités-de-l’école

En vous portant candidat auprès d’une école, vous avez tout intérêt à vous renseigner sur son actualité récente – vos connaissances à cet égard seront en effet un réel plus aux yeux du jury. Par exemple, si vous étiez admissible à HEC en 2008, il aurait été bon de montrer que vous saviez que le campus de l’école avait accueilli en juillet 2008 l’ensemble des ministres européens de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, ainsi que l’ensemble des ministres de l’Industrie, dans le cadre de réunions organisées par la Présidence Française de l’Union Européenne visant à « définir une vision commune pour la recherche et la politique industrielle en France ».

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Liens entre l’école et sa région :

Liens entre l’école et sa région

De même qu’elle est en phase avec le monde de l’entreprise, une école de commerce se doit de tirer parti de son environnement géographique et de créer des liens avec les entités régionales – privées et publiques. N’hésitez donc pas à vous renseigner sur ce sujet et à vous intéresser à la nature des liens qui unissent une école à son environnement : pour beaucoup d’entre elles, il s’agit-là d’un élément prépondérant de leur vitrine – et donc, d’un point sur lequel le jury appréciera que vous ayez fait montre de curiosité. Ainsi, l’ESC Lille a par exemple de nombreux lien avec les acteurs régionaux : partenariats avec les universités Lille 1, Lille 2 et Littoral. Elle tire de plus parti d’une région dynamique sur le plan commercial (berceau de la Vente à Distance, et terrain d’élection pour de nombreuses Grandes Surfaces Spécialisées telles que Castorama, La Redoute, Kiabi, Décathlon, Camaieu, et bien d’autres encore).

Portraits d’entrepreneurs

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Modalités d’enseignement :

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Afin de montrer à votre jury que vous savez où vous vous apprêtez à mettre les pieds, il est capital d’être pleinement au point sur les modalités d’enseignement de l’école auprès de laquelle vous faites acte de candidature. Cela implique de savoir si les élèves ont le choix ou non quant aux cours qu’ils peuvent suivre (et si oui, dans quelle mesure), si l’école est structurée sous forme semestrielle ou trimestrielle, à quel moment il est nécessaire de choisir une majeure – si la chose est nécessaire, bien entendu ; et ainsi de suite. De même, il est nécessaire de vous être renseigné sur le nombre et la nature des chaires / filières / majeures proposées aux élèves, ainsi que sur leurs partenariats éventuels avec des entreprises. A titre d’exemple, on peut s’intéresser au cas de l’Essec, qui a la particularité d’avoir structuré sa formation « Grande Ecole » sur le mode MBA et qui laisse donc à ses élèves une grande liberté dans le choix des cours à suivre et de l’emploi du temps adopté – mais en imposant tout de même un certain nombre de cours fondamentaux. De plus, l’école propose à ses étudiants de suivre un certain nombre de filières ou de chaires, parmi lesquelles on trouve par exemple la chaire LVMH – en partenariat avec l’entreprise éponyme – qui propose une spécialisation dans le domaine des produits de luxe.

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Partenariats avec les entreprises :

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Toutes les écoles de commerce tissent des liens étroits avec le monde de l’entreprise. Elles se lient avec certaines entreprises dans le cadre de partenariats, organisent avec elles des évènements (forums et autres), s’assurent de la bonne image de leurs étudiants auprès d’elles, etc. Il s’agit-là d’une branche importante de la politique d’une école de commerce, aussi devez-vous impérativement vous renseigner sur les entreprises partenaires de l’école auprès de laquelle vous faites acte de candidature, ainsi que sur les derniers évènements qu’elle a organisés. Par exemple, un rapide passage sur le site de l’ESC Dijon vous apprendra qu’elle compte deux « partenaires bancaires privilégiés » (BNP Paribas et la Société Générale), ainsi qu’un certain nombre de « principaux partenaires » parmi lesquels figurent Axa, Canon, Auchan, Deloitte, HP, Kiabi, Michelin, Schneider, Unilever et bien d’autres encore. De même, vous pourrez y lire que l’école organise des journées hebdomadaires de « job dating » entre les entreprises et les étudiants, ainsi qu’un forum annuel dont la prochaine édition aura lieu le 21 octobre 2008.

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Noms d’associations :

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Pour plus de précisions sur ce thème, référez-vous à l’article « L’importance du monde associatif » : vous y lirez notamment que les associations occupent une place particulièrement importante au sein des écoles de commerce. Certaines sont même si réputées qu’elles occupent une place de choix dans la vitrine de l’école. Avant de vous présenter à l’oral d’admission, il est donc vivement recommandé de vous être familiarisé avec la sphère associative de l’école auprès de laquelle vous souhaitez faire acte de candidature. Ainsi, si vous êtes admissible à l’Essec, vous gagnerez toujours à mentionner votre intérêt pour la Junior Entreprise – la première du genre en France, ou encore Les Mardis de l’Essec, une association bien connue hors de l’enceinte de l’école dont la vocation est d’inviter des personnalités publiques afin de les faire intervenir sur des thèmes d’actualité (par exemple : Jacques Vergès, Henri de Castries, Tahar Ben Jelloun, Alain Juppe, Nelson Monfort, et bien d’autres encore).

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Sigle, slogan et valeurs de l’école :

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Si vous êtes interrogé sur la question, vous vous devez de pouvoir citer l’origine du sigle de l’école auprès de laquelle vous faites acte de candidature – s’il y en a une, bien entendu – et en tout cas, de connaître son slogan et ses valeurs. Ainsi, par exemple, si vous ambitionnez d’intégrer l’EDHEC, la plaquette « grande école » vous apprendra que le slogan du programme est « for talented people » et que le « socle des valeurs » EDHEC réside dans l’esprit d’initiative, l’exigence, le respect d’autrui et l’ouverture. Cela vous aidera à choisir les traits de votre personnalité que vous souhaitez mettre en avant au cours de l’entretien. Vous pouvez même aller, pour reprendre cet exemple, jusqu’à rechercher l’étymologie exacte de « talent » afin de montrer, au cours de l’entretien, que vous avez réfléchi à la question et que vous en avez tiré un argumentaire réel.  Ce sera tout à la fois un moyen de montrer votre curiosité et votre esprit d’initiative.

(pour vos recherches étymologiques, n’hésitez pas à recourir à des dictionnaires spécialisés ou à internet – il existe de très bons sites consacrés à la question, tels que http://www.cnrtl.fr/etymologie/ . Vous y apprendrez, pour reprendre notre exemple, que le mot « talent » a été longtemps associé aux idées de « désir, souhait ou volonté » et vous pourrez donc reprendre le slogan « for talented people » en lui donnant une profondeur accrue : à la capacité ou au don auquel le sens premier du mot fait référence, vous pourrez ajouter celui de désir et utiliser ce tremplin affirmer votre ambition et vos projets. N’hésitez pas à répliquer cette démarche avec d’autres slogans, tels par exemple que celui de l’EM Lyon : « Entrepreneurs for the world »)

Compte tenu de l’absentéisme féminin, est-il normal de moins rémunérer les femmes ?

Compte tenu de l’absentéisme féminin, est-il normal de moins rémunérer les femmes

Tout d’abord, on peut noter que la formulation de la question est surprenante, « compte tenu » imposant l’absentéisme féminin comme un fait démontré. Avant de se poser la question de la rémunération, il faut au préalable s’interroger sur les fondements de cette affirmation, et tenter d’apporter des explications.

Les faits sont là : entre 1994 et 2001, chaque mois, environ 10% des salariés ont été absents au moins un jour de leur travail. Les femmes sont absentes légèrement plus souvent que les hommes (11 à 13% selon les années contre 8 à 10 % pour les hommes). Cela peut s’expliquer par la difficulté pour les mères de jeunes enfants de concilier vie familiale et vie professionnelle. Cependant, est-ce là la seule raison qui les pousse à s’absenter plus souvent de leur poste de travail ? Peut-être pouvons-nous établir une corrélation entre ce taux d’absentéisme et les postes que celles-ci occupent, pour la plupart. En effet, les femmes sont moins représentées dans les postes à hautes responsabilités, ce qui les entraine parfois à se sentir moins indispensables à leur poste et à penser que « la machine ne s’arrêtera pas de tourner » sans elles. Il a été démontré, en effet, que les absences sont d’autant plus nombreuses que les personnes concernées se déclarent moins satisfaites de leur travail.

Il ne s’agit pas là de les excuser mais d’essayer de comprendre. Quand on constate que dans certaines entreprises du secteur public, les femmes ont droit à 12 jours payés « enfants malades », on comprend plus facilement pourquoi une femme qui occupe un poste avec peu de responsabilités les prendra quasiment tous, bien qu’ils ne soient pas tous justifiés par un « enfant malade ». L’absentéisme féminin s’explique donc en grande partie par le fait que les femmes ont des postes à moindre responsabilités, et qu’elles n’en sont, dans certains cas, pas satisfaites.

En ce qui concerne la rémunération, à poste égal, il est prouvé que celle-ci diffère selon le sexe. Si l’égalité professionnelle est reconnue en droit (article L 140-2 du code du Travail), elle ne l’est pas encore dans les faits. Absentéisme ou pas, les femmes sont, de toute façon, moins payées que les hommes. En dépit d’un niveau de formation initial supérieur à celui des hommes, elles se retrouvent encore trop souvent dans des emplois précaires, peu qualifiés ou moins rémunérés.

Toutefois, de là à dire que l’absentéisme féminin entraîne une rémunération moindre, le raccourci est vite effectué. Les femmes sont moins bien rémunérées car elles occupent des postes à responsabilités moindres d’une part, et ensuite car elles continuent d’être victimes de discriminations salariales, qu’on le veuille ou non.

Dans l’absolu, à moins d’être misogyne, il ne semble pas « normal » de moins rémunérer les femmes, pas plus que d’empêcher les noirs de s’asseoir dans le bus. En 1967, les lois Jim Crow qui instauraient une véritable ségrégation raciale ont été abolies aux Etats-Unis. Il n’y a plus qu’à espérer qu’une égalité homme-femme soit enfin établie en termes de rémunération et d’accès aux hauts postes.

Selon vous, le sens des affaires s’enseigne-t-il ?

Selon vous, le sens des affaires s’enseigne-t-il

Lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il a le « sens de l’écoute/ des responsabilités », cela veut souvent dire que c’est un trait de sa personnalité, qui lui est caractéristique, et ce depuis toujours. Dès lors, on pourrait penser que le sens des affaires ne s’enseigne pas puisque tout comme le sens de l’écoute, on l’a ou on ne l’a pas. Toutefois, dire que le sens des affaires est inné revient à nier l’enseignement qui est dispensé dans les écoles de commerce ou alors à le re-définir. En réalité, il s’agit là de se demander si le sens des affaires est inné ou acquis.

Evidemment, à douze ans, dans les souks de Marrakech, il y a les enfants qui se débrouillent, marchandent, font baisser les prix, et sont doués pour cela, et puis il y a le frère ou le cousin que cela embête ou qui ne sait pas s’y prendre, que cela gêne, et qui sort ses pièces pour payer le prix indiqué. De cette situation, on pourrait dire que le sens des affaires est inné, qu’il ne s’enseigne pas. En effet, il y a des gens qui prennent et prendront plaisir toute leur vie à négocier, tandis que pour d’autres, c’est une hantise.

Toutefois, si quelqu’un souhaite apprendre à développer ce sens des affaires, cela reste possible. Ainsi, en écoles de commerce, ce sont bien les outils d’aide au développement de ce dernier qui nous sont enseignés. Ainsi, le cours de « comportement vendeur » enseigné en première année d’école de commerce à l’ESC Gr certain nombre de techniques. Lorsque par exemple on cherche à vendre un objet à un acheteur potentiel, il est conseillé de parler de l’objet comme s’il était déjà sien, d’évoquer l’installation au domicile, l’utilisation etc… Cela favorise la vente. Si certains conseils sont mis en œuvre, il y a donc bien possibilité de progresser et d’être un meilleur négociateur. Dès lors, si le sens des affaires à proprement parler ne s’enseigne pas, les outils permettant de le développer, eux, s’enseignent, et ce particulièrement bien en écoles de commerce !

Très concrètement, quelle sera votre contribution au sein de notre Ecole ?

Très concrètement, quelle sera votre contribution au sein de notre Ecole

Voici une question à laquelle vous ne pourrez pas échapper !

La contribution de chaque élève au sein de l’école est très différente. Voici donc une liste non exhaustive permettant à chacun d’établir dans quel domaine il pourrait s’investir. Il est bien sûr conseillé pour cette question de mentionner plusieurs sources de contribution. En effet, il faut toujours avoir en tête que les membres du jury ont des profils très variés et qu’il convient de plaire à chacun d’eux.

Si un étudiant fait partie de jury, il est toujours conseillé de parler d’une association de l’école. Il peut être intéressant de repérer une association délaissée et annoncer sa motivation pour la relever et lui redonner vie. Evidemment, il faudra ici faire preuve de créativité et donner des idées précises dans ce sens. Il peut être aussi stratégique de mentionner quel poste l’étudiant compte occuper dans l’association en montrant qu’il est au fait des dernières activités et du rôle occupé par l’étudiant au poste concerné.

Si un professeur fait partie du jury, il semble pertinent de montrer que l’entrée en école de commerce est aussi un tremplin vers l’avenir et que l’étudiant compte bien mettre à profit ces quelques années pour étudier, exceller dans un domaine. Ici, il faudra mentionner quelle spécialisation l’étudiant a en tête et bien montrer qu’il s’est renseigné sur la chaire ou le master en question. L’étudiant peut conclure en affirmant qu’il pense qu’il s’agit de la meilleure façon d’investir les opportunités incroyables qu’offre l’école dans la mesure où un bon dossier garantit des échanges à l’étranger, des cours demandés et un diplôme avec mention (dans certaines écoles).

Enfin, si un membre du jury fait partie du monde de l’entreprise et d’autant plus si l’école est tournée vers l’entrepreunariat, il est envisageable de parler d’un projet de création d’entreprise. Montrer sa motivation et dérouler sa réflexion souligne le fait que l’étudiant pourrait être gageur d’une nouvelle entreprise créée au sein de l’incubateur (pépinière pour jeunes entreprises).

Enfin, un étudiant qui a un profil un peu différent (littéraire ou technologique ou autre) peut rappeler que toute différence au sein de l’école est une richesse et une preuve d’ouverture d’esprit et qu’il est tout à fait prêt à investir cette différence dans des discussions de groupe et autre…